La décomposition analytique du prix payé par l’usager pour la partie distribution d’eau potable (à l’exclusion des taxes et coûts d’assainissement) n’est pas lisible directement à partir des comptes du service de l’eau et demande un travail d’analyse complémentaire complexe, pour répartir les charges du service, soit par nature (dépenses de personnel, achats, etc.), soit par fonction opérationnelle (production, distribution, etc.).
Par ailleurs, des options de répartition doivent être prises pour illustrer le plus fidèlement possible la composition du prix en fonction du découpage souhaité.
L’analyse présentée ci-dessous porte sur le prix de revient consolidé du service de l’eau potable, sur la base des comptes clos et contrôlés du SEDIF et de son délégataire, ce qui explique que les chiffres présentés ici sont des données 2009.
Les 174,6 cts (1,75 €) pour 1 000 litres d’eau payés par l’usager en 2009 constituent la principale source de financement du service. À cela, s’ajoute le recours à l’emprunt, dont le montant net (solde entre les nouveaux emprunts et les remboursements de capital sur les emprunts contractés les années précédentes) représente un financement complémentaire de 5,9 cts pour 1 000 litres d’eau.
L’ensemble de ces ressources couvre différentes natures de charges (décomposition par nature), pour assurer toutes les étapes nécessaires à la gestion du service de l’eau (décomposition fonctionnelle).
Le prix de 174,6 cts (1,75 €) utilisé ici en référence est le prix moyen constaté en 2009 pour une consommation standard de 120 m3.

(1) Ainsi la filière membranaire de Méry-sur-Oise entraîne-t-elle un coût complémentaire par rapport à Choisy-le-Roi et Neuilly-sur-Marne.